Nécessité de conciliation entre les traitements

La médicine organique, psychique et mentale a été en mesure d’apaiser les douleurs de plusieurs personnes souffrant de certaines gênes thoraciques dans le monde et de radoucir plusieurs crises grâce notamment à ses soins médicaux d’urgence ou de réanimation développés, sauvant ainsi plusieurs millions de vies humaines chaque année. Il convient de reconnaître qu’elle est restée désemparée face à plusieurs types de gênes thoraciques, sachant que ces mêmes cas qualifiés de chroniques ont été guéris par la naturopathie ou par le traitement spirituel divin que le Prophète Mohammed (que la Paix et la Bénédiction d’Allah soient sur lui) nous a apporté. En ce sens, le Prophète lui-même est envoyé par Dieu comme miséricorde pour l’univers dans sa totalité.

Les cas particuliers et le nombre de maladies entraînant une gêne thoracique étant trop nombreux pour être couverts par une réponse générale, il convient selon les spécialistes, et en attendant que l’organisme du patient acquière progressivement une réelle immunité et autonomie vis-à-vis des médicaments, d’entreprendre le traitement dans le cadre d’une coopération étroite entre le médecin traitant et le naturopathe qualifié, en vue d’écarter tout danger.

Je profite de l’occasion de la publication du présent article pour attirer l’attention des patients sur deux questions : primo, ils doivent rester sous contrôle médical et pharmaceutique spécialisé même si le traitement suivi est naturel ; secundo, ils ne doivent pas, sans l’avis préalable du médecin traitant, arrêter le traitement médical.

S’agissant du rôle de la force spirituelle dans l’équilibre sanitaire, Docteur Benaboud dit : Cette dernière idée commence à prendre une place remarquable chez de nombreux médecins dans le monde entier lorsqu’ils disent : Si les gens savaient l’avantage thérapeutique de l’énergie spirituelle, à la fois pour le corps et l’âme, ils abandonneraient ou se passeraient d’une grande quantité de médicaments qui se limitent à traiter les symptômes au lieu d’expliquer leurs causes. L’influence de l’âme sur le traitement du corps n’est plus une chose qui suscite l’étonnement à la fin de ce XXème siècle où les traitements psychiques se sont multipliés pour un grand nombre de maladies.

« Malgré ses efforts continus, la médecine déclare qu’elle est incapable de résoudre le problème de l’homme, dont, notamment, la relation entre l’âme et le corps. Ce qui laisse l’esprit dans l’embarras et la perplexité [...] Comment le médecin pourrait-il être rassurant s’il est lui-même hésitant dans ses conceptions ? » a-t-il ajouté. (*)

Pour ce qui est des maladies qui se guérissent même si elles sont qualifiées de chroniques par la médecine, Docteur FILALI BABA écrit ceci :

« Ce phénomène pourrait s’expliquer facilement si l’on admet le principe selon lequel l’organisme humain gère le fonctionnement de ses organes et réagit aux différentes agressions qui le visent par la mobilisation de ses forces ou de son capital santé. Dans ce cas, cette disparition serait tout simplement due à un redéploiement de ses forces en faveur des organes affectés par ces troubles ou maladies, à condition que les lésions qui les touchent ne soient pas irréversibles. Un pèlerinage ou un choc émotif ou tout autre événement pourrait être à l’origine de ce redéploiement de forces sus-cité ». (*)

Dans une émission télévisée, Docteur Abdellah Moslih, Secrétaire général de la Commission des Miracles Scientifiques du Coran et de la Sunna précise qu’ « Il y a une bénédiction plus grande que celle de la nourriture, de la boisson, de l’habit et de l’air : c’est la bénédiction de la foi par laquelle l’âme du croyant se nourrit. La nourriture de l’âme doit être nécessairement une âme du même genre que l’âme dont il a besoin. C’est pour cela qu’Allah, soit-Il Exalté et Béni, a qualifié le Saint Coran d’âme » :

«Et c’est ainsi que Nous t’avons révélé un esprit [le coran] (*) provenant de Notre ordre. Tu n’avais aucune connaissance du Livre ni de la foi ; mais Nous en avons fais une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs » (Sourate 42. A-choura (la consultation) :52).

Et M. Moslih d’ajouter : « Allah, soit-Il Exalté et Béni, a fait du Coran une lumière pour les cœurs : si tu fais ta prière, ton âme se nourrit, si tu jeûnes ton âme se nourrit, si tu loues Allah ton âme se nourrit, si tu donnes l’aumône ton âme se nourrit, etc. ».

S’agissant de la négligence de l’aspect spirituel, Docteur Mohamed El-Kharchafi a récemment émis l’avis suivant : « en notre temps, nous assistons à la prédominance des vagues de stress et d’instabilité, ce qui a généralisé la panique et l’inquiétude de l’avenir comme d’ailleurs sur lui. De ce fait, le lien s’affaiblit avec la Lumière d’Allah qui fait descendre la Quiétude et procure la Paix, et puisque le spirituel est de la sorte négligé, on devient distrait quant aux remèdes des esprits et à l’apaisement des cœurs. La guérison en Islam n’a rien à voir avec la prise de poisons et de drogues, elle consiste au contraire dans le rétablissement du lien avec Allah Le Tout Puissant et dans le refuge à Lui. La vie n’étant ainsi que celle des cœurs, celle du lien avec Dieu. Et quand les gens doués d’âmes sages et saines que Dieu qualifie de Ceux aux Esprits, se sont finalement aperçus de l’emprise de la vie d’ici-bas sur ceux qui lui appartiennent, alors, eux, ils se sont réfugiés aux remparts de la croyance et à l’arme de l’imploration. C’est ainsi que ces gens sont parvenus à y découvrir leur bonheur et que sur leurs âmes ont été répandus les signes de la Quiétude. Leur fuite a eu lieu vers Allah et leur refuge à Son bastion. Ils ont, entre autres, compris que toutes les créatures sont ainsi, et après tout, dans le besoin et l’indigence vis-à-vis de leur Créateur ». (*)

Docteur CAREEL a bien longtemps souligné à cet égard « que les maladies mentales, à elles seules, sont plus nombreuses que toutes les autres maladies réunies ». Cela explique pour lui le fait que les hôpitaux, pleins à déborder ne peuvent par recevoir tous ceux qui ont besoin de leurs services. Les troubles mentaux et nerveux accentuent leur fréquence dans le monde. Ils sont les « facteurs les plus actifs du malheur des individus et de la destruction des familles ». (*)

Dans son précieux ouvrage « la médecine prophétique », Ibn Quayyim a rappelé que le Prophète (que la Paix et la Bénédiction d’Allah soient sur Lui) « traitait la maladie au moyen de trois genres de remède :

a- remèdes naturels ;

b- remèdes divins ;

c- combinaison de ces deux genres ». (*)

Pour ce qui est de l’exercice des âmes, il a précisé que cet exercice s’effectue par : l’apprentissage, la politesse, la joie, la gaieté, la patience, l’endurance, le courage, le pardon et la bienfaisance... (*)

Le Prophète (que la Paix et la Bénédiction d’Allah soient sur lui) a attaché la guérison à la compatibilité de la maladie avec le remède, car lorsque le remède dépasse qualitativement ou quantitativement l’état de la maladie, il la déplace vers une autre maladie. « Si la quantité est diminuée, elle n’accomplit pas son opposition à la maladie, et le soin sera restreint. Si le corps ne l’accepte plus ou si la force est inapte de le supporter, ou bien s’il y a un empêchement qui limite son influence, la guérison n’aura plus lieu, faute de rencontre. Mais si la rencontre se produit, la guérison aura lieu indispensablement». (*)

Mais quels sont les piliers du traitement spirituel de la gêne thoracique en Islam ?